
Ferme Depotter

- Commune : Wulpen
- Province : Flandre occidentale
- Superficie totale : 116 Ha
- Type d’exploitation : Grandes cultures
- Page Facebook : https://www.facebook.com/jos.depotter.1
Soutien
- Superficie : 50 ha
- Période : 2024-2027
La ferme évolue pas à pas

Jos, Els et leur fils Jean-Baptiste représentent la troisième génération sur cette ferme, qui était autrefois une briqueterie. Le grand-père a commencé à cultiver après la guerre, sur des terres pleines de pierres et de gravillons. Son père a continué d’améliorer les terres et a également élevé des porcs. En 1998, Jos et Els ont repris l’exploitation. Ils cultivent un sol lourd (humide) de polder qui a été partiellement excavé pour la production de briques. En 2003, ils ont arrêté l’élevage de porcs et ont décidé de se concentrer sur la santé des sols. Ils se sont maintenant convertis en une ferme en grandes cultures (céréales d’été et légumineuses) avec une approche agroécologique et régénérative. L’idée se base sur le fait que c’est le sol qui fait le travail : la vie dans le sol aide à combattre les maladies et à nourrir les plantes.
Leurs objectifs :
- Utiliser le moins possible de produits chimiques dans les cultures (insecticides, fongicides, régulateurs, engrais).
- Augmenter le carbone du sol pour améliorer la vie du sol
- Améliorer la structure du sol pour faciliter le travail du sol en vue du semis direct.
Ils ont connu une baisse des ventes, mais celle-ci est compensée par une réduction des coûts de production (intrants chimiques, carburant, frais de mécanisation).

Jos choisit le moment du travail des cultures en fonction du rythme de la vie du sol, tant pour les semis que pour la fertilisation. Chaque année, il évalue ses pratiques et les adapte si nécessaire. Jos s’efforce toujours de devenir plus régénératif.
Les principales pratiques agroécologiques qu’il met en œuvre sont les suivantes
- Le semis direct
- La couverture permanente du sol et utilisation d’engrais verts
- La réduction des engrais chimiques (100 % en 2021)
- L’achat de lisier auprès des exploitations voisines
- La culture sans protection chimique (fongicides, insecticides, régulateurs de croissance)
- L’expérimentation avec du thé de compost fait maison et des bactéries d’acide lactique
- La production de ses propres semences
- L’incorporation des résidus de culture pour nourrir la vie du sol
- Plus de drainage
- Des initiatives en faveur de la biodiversité : mélange pour la faune, coopération avec les apiculteurs, installations de nidification, sauvetage du gibier…
Leurs motivations personnelles sont :
- Assurer la survie de l’exploitation familiale et transmettre une exploitation saine
- Améliorer les conditions de travail de leur couple (temps de travail)
- Réduire la dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs
- Améliorer la résilience aux variations climatiques (sécheresse au printemps/été, fortes pluies en hiver)
- Vivre en harmonie avec la nature, redonner vie au sol

En 2007, les premières mesures ont été prises en faveur de l’agriculture sans labour, et ce afin de réduire les coûts. Ils ont également commencé à appliquer des cultures de couverture et à augmenter la fertilisation organique. En 2012, Jos a introduit le trèfle dans la rotation des cultures. Afin de réduire davantage les coûts et d’augmenter la teneur en carbone du sol, le semis direct a été mis en place.
Cependant, il est difficile de cultiver des légumes, des pommes de terre et même des betteraves sucrières sans labourer le sol des polders. C’est pourquoi l’entreprise a cessé de cultiver la betterave sucrière en 2018 pour ne plus cultiver que des céréales et des légumineuses. Ils ont opté pour des cultures d’été au lieu de cultures d’hiver : de cette manière, l’eau de pluie peut s’infiltrer tranquillement dans le sol en hiver, moins d’intrants sont nécessaires et il y a une plus grande fenêtre temporelle pour le désherbage mécanique. En 2020, Jos a cessé d’utiliser des fongicides, des insecticides et des régulateurs de croissance. En 2021, il a commencé des essais terrain avec des bactéries d’acide lactique. En 2023, les premières mesures de désherbage mécanique ont été prises avec un travail minimal du sol (max. 5 cm de profondeur). L’entreprise a également conclu des accords de gestion (bandes herbeuses et florales) avec la VLM.
Objectifs





